Florista blue, 90x90cm, acrylique sur lin I
Florista blue, 90x90cm, acrylique sur lin I
diptyque Florista blue et florista kaki, 90x90cm, acrylique sur lin
Diptyque Florista Blue et Florista Kaki, 2 x 80x80cm, Catherine Parra, acrylique sur toile (1)
Diptyque Florista Blue et Florista Kaki, 2 x 80x80cm, Catherine Parra, acrylique sur toile (7)
Diptyque Florista Blue et Florista Kaki, 2 x 80x80cm, Catherine Parra, acrylique sur toile (6)
Diptyque Florista Blue et Florista Kaki, 2 x 80x80cm, Catherine Parra, acrylique sur toile (4)

Florista blue

Catherine Parra

Acrylique sur lin

80cm x 80cm x 3cm

Pièce unique

Le style de Catherine Parra, entre abstraction lyrique, art brut et expressionnisme, s'inspire de Miro, Le Corbusier, du design et des couleurs des années 60 et 70, de l’Afrique, de la gaîté des imprimés Batik, de la mode textile, du rétro d’un rouge Hermès... Florista blue fait partie d'un diptyque mais peut toutefois être acquis seul.

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À propos de l'artiste

Portrait

Catherine Parra

Catherine Parra

Catherine Parra est une artiste française, elle vit et travaille à Barcelone. Elle naît à Lyon en 1965 et vit toute son enfance à Paris. Dès l’adolescence, elle utilise les vêtements et le textile comme terrain d’expérimentation. En jouant avec les couleurs, les matières, les mélanges et surtout les formes, elle développe son propre style et un langage plastique qui influenceront sa production à venir.

Parallèlement à ses débuts professionnels au sein du service création d’une grande agence de communication, elle approfondit son exploration en s’essayant à la sculpture, au collage, à la déco, à la restauration de meubles… Son besoin de matérialiser formes et figures s’impose : elle commence une formation dans la création textile.

Un jour, elle s’émerveille en découvrant une œuvre gigantesque représentant une feuille de cahier, avec ses lignes calligraphiées et couvertes de ratures. La monumentalisation de l’objet, les mots, et les corrections, erreurs visibles mais assumées, inspirent ses premières toiles. Plus tard, elle décide de transformer un lot de couvertures de l’armée en sacs, c’est le point de départ d’une collection imaginée à partir d’objets et de matières détournés, tels que des couvertures, des sacs de café ou des corsets vintage…

Début des années 2000, elle s’installe à Barcelone. Elle diversifie ses collections de chaussures et accessoires de mode aux tendances vives et enjouées, en personnalisant couleurs et imprimés. Progressivement, elle se tourne vers la peinture dans ses collections, elle utilise l’acrylique d’abord sur les chaussures puis sur les sacs, et progresse vers un style très abstrait. La peinture sur ses créations devient sa marque de fabrique, chaque pièce produite est unique.

Son style, à la croisée de l’abstraction lyrique, de l’art brut et de l’expressionnisme, reprend l’héritage du design et de l’art des années 60 et 70. De Miró, Catherine Parra retient les formes flottantes et vibrantes ; du Corbusier, la rigueur géométrique qui vient contenir et structurer l’explosion organique de ses compositions. Cette énergie trouve un écho direct dans les imprimés Batik, dont elle garde la brutalité des couleurs, la répétition des motifs et les irrégularités volontaires, une parenté évidente avec sa propre technique du pochoir, elle aussi faite d’accidents assumés. Il y a enfin la mode textile, matrice de vingt années d’expérimentation sur les matières, et le rétro d’un rouge Hermès : une couleur signature et intemporelle, qui vient éclairer d’un éclat précis le foisonnement de ses toiles.

L’accent est mis sur l’aspect narratif de l’intimité, sur l’exploration de l’étrangeté du quotidien ; Catherine le monumentalise, en le dénudant de sa signification. Les lignes sont souples, ethniques, primitives, sans référence associative à quelconque modèle objectal. Les formes, purifiées, se détachent du fond et se définissent sans indication spatiale ni perspective. La géométrie des volumes s’équilibre dans la construction de l’espace codifié, avec un jeu de rappels subtils et humoristiques de couleurs ou de formes. La gamme chromatique vibre grâce à la prééminence des couleurs, à leur force intrinsèque ; elles sont franches, rétro, explosives et complémentaires, brûlantes comme l’Afrique, contrastées par un noir omniprésent et brutal. L’ensemble libère sur la toile harmonie, cohérence et rythme dans un mouvement instinctif et primaire, et nous projette dans un univers joyeux, généreux, organique et vital.

La technique du tracé, sous forme de pochoir au ruban, est spécifique à l’ensemble de son œuvre ; elle réserve des surprises, des imperfections et des erreurs irreproductibles, attendues et voulues par l’artiste. Le support est en grand format, en épaisse toile de lin lavé, matière vivante et travaillée, qui apporte une grande luminosité aux couleurs et qui connecte l’artiste avec ses origines dans l’industrie textile, avec sa passion pour les matières.

Catherine explore la représentation des mécanismes de l’esprit, son intérêt se porte sur les opérations intellectuelles de l’inconscient. Le résultat est une écriture de son état émotionnel à un moment donné, un état second pendant lequel l’inconscient se matérialise sur la toile. Au moment de peindre, l’artiste expérimente la spontanéité totale de la création à travers la force de l’inconscient. Elle projette sur sa toile un langage poétique qui exprime tour à tour la joie, la liberté, la douceur, l’humour, la générosité… un langage qui lui permet d’établir un dialogue sur nos doutes, nos certitudes ou nos frustrations, mais aussi d’aborder des thèmes plus universels, tels que la résilience, l’héritage et l’immortalité.