Bas relief abstrait Chocolat
Alexandre Geoffroy
Plâtre, bombe aérosol & vernis
50cm x 50cm x 3cm
Pièce unique
600,00€
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À propos de l'artiste

Alexandre Geoffroy
Né en 1977, Alexandre Geoffroy est un artiste contemporain du sud-ouest de la France. Installé à Biarritz, où la lumière atlantique ne cesse de se transformer au fil des heures et des marées, il en a fait la matière première de son travail. Sa vocation naît d’un double choc dès l’âge de dix ans : Pierre Soulages d’abord, ce peintre du noir capable d’en faire jaillir la lumière, puis Nicolas de Staël et sa technique abstraite reposant sur d’épaisses couches de peinture. De cette rencontre naît une obsession qui ne le quittera plus; celle de la matière elle-même.
Geoffroy juxtapose de minuscules carrés de peinture à l’huile, rigoureusement identiques, non pas peints mais sculptés, sur un fond de même couleur mais de nuance différente. Sa toute première toile, monochrome et noire, un clin d’œil inconscient à Soulage, cherchait déjà à recréer une texture de peau ou de cuir, une épiderme vue au microscope. Depuis, il n’a cessé d’explorer les possibilités de ce geste, développant ses propres outils, loin des pinceaux classiques. Il peint en dansant, dit-il, se balançant de gauche à droite sans regarder l’œuvre de face, pour mieux sentir les jeux de reflets et de matière qu’il façonne. Le rôle central de la couleur s’ajoute à celui de la matière. L’artiste joue avec des couleurs vibrantes, profondes qui ne cessent d’attirer le regard du spectateur.
Son travail se déploie aujourd’hui autour de deux techniques. D’une part les bas-reliefs abstraits, où le plâtre sculpté en quadrillage dense évoque la peau d’un serpent, ou celle d’un crocodile, une surface presque vivante, que la bombe aérosol et le vernis viennent ensuite habiller d’une couleur brute logée dans chaque creux du tableau. D’autre part les huiles sur toile, plus contemplatives, où la matière ne perd rien de son mouvement. Dans Cyclone ou Croco blue, des bleus profonds et nuancés évoquent les fonds marins et la lumière filtrée de l’océan. Ce jeu d’intensité des couleurs crée un effet simultané de transparence et d’opacité
On devine dans son travail une filiation avec l’art cinétique; l’héritage de Vasarely et de ses jeux optiques, ou de Julio Le Parc, pour qui la couleur n’existait qu’en interaction avec la lumière. Autrement dit, chez Geoffroy, le mouvement ne vient pas d’un motif géométrique répété : il naît du relief lui-même — de l’épaisseur du plâtre ou des fins carrés peints à l’huile —qui capte et réfracte la lumière selon l’heure, l’angle, la position du spectateur. Ce travail cinétique permet qu’une même toile change de visage le matin et le soir, vue de face ou de biais, surface lisse et matière texturée.
La rigueur de sa technique ne tolère aucune erreur : chaque carré doit reposer parfaitement sur les précédents, et une toile de 100 x 100 cm exige la sculpture d’au moins 10 000 carrés, réalisée d’un geste quasi continu. La partie la plus longue du travail n’est d’ailleurs pas l’exécution mais la préparation mentale qui la précède : une idée qui le hante plusieurs jours avant qu’il ne puisse commencer, et qui exige de lui une concentration absolue. Jusqu’au bout, chaque œuvre reste une source de doute : l’artiste ne peut juger l’effet de surprise produit par la lumière et l’angle qu’une fois la toile terminée.
Obsédé par la symétrie, la profondeur et l’épaisseur de la matière, Geoffroy définit lui-même sa pratique comme une introspection autant qu’une quête de satisfaction. Chaque oeuvre est vendue avec sa caisse américaine en bois naturel teinté.













