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Dina Goldstein

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Découvrir l’interview de Dina Goldstein

Dina Goldstein est une photographe canadienne qui explore la condition humaine au travers de l’angle du Pop Surréalisme. Dina a démarré sa carrière comme photojournaliste, documentant et exposant des portraits de palestiniens, de joueurs, d’adolescents, etc.. Une période qu’elle nomme photoanthropologiste. Certains évènements personnels l’amènent ensuite à créer la très conceptuelle série « Fallen Princesses’ entre 2007 et 2009. La série questionne sur l’idée du bonheur éternel imaginée par Disney et la société occidentale. Le projet a reçu un énorme succès sur les réseaux sociaux qui n’a pas cessé depuis. En 2012, elle réalise une seconde série « In the Dollhouse », une histoire en 10 parties située dans une maison de poupée très adulte et très rose, propriété de Barbie et Ken.

Dina a reçu de nombreux prix comme le Arte Laguna Grand Prize, qui l’a invité en résidence en Inde.

En 2014, Dina réalise « Gods of Suburbia », son travail photographique le plus complexe à aujourd’hui.

Elle reçoit le prix Virginia en 2014, un prix international féminin, qui fut associé à une exposition majeure à Paris.

2016 -Dina Goldstein vient d’achever sa dernière série de portraits « Modern Girl ». Inspirée d’affiches publicitaires chinoises des années 30, « Modern Girl » questionne beauté, santé et industrie du bien-être pour s’intéresser à l’identité, au genre, à la culture diasporique et au consumérisme. Au travers de publicités revisitées, l’artiste revient sur la répartition des rôles selon le genre et sur les valeurs de consommation individualistes qui ont construit et utilisé le corps de la femme pour commercialiser et vendre des produits. Sensible, du fait de sa propre expérience, aux difficultés liées à l’immigration et à l’intégration des communautés chinoises sur le continent américain, Dina célèbre ces pin up d’Orient pour mieux dénoncer l’impact du consumérisme sur les cultures traditionnelles et sur l’image médiatique de la femme. Selon la photographe, la source
d’inspiration visuelle des affiches publicitaires chinoises des années 30 est centrale pour éclairer les tensions entre traditions passées et poussée de la modernité : « La rupture avec la tradition filiale à cette époque a permis l’émergence de femmes asiatiques plus connectées à leur individualité. Dans le même temps, la répartition moderne des rôles et ses attentes ont ouvert la porte à l’exploitation de la femme dans le marketing et la publicité ». Dans la lignée de ses « Fallen Princesses » et de ses deux dernières séries « In the Dollhouse » et « Gods of Suburbia », l’artiste emploie à nouveau la satire au travers de la photographie et poursuit son enquête sur les questions sociales contemporaines, l’histoire, la pop culture et les thèmes de l’identité et du genre.