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Cat Sirot

  • galerie Barrou Planquart, Cat Sirot, Amour, 32x30cm, resine chromée et peinture, 2018 (2)
  • galerie Barrou Planquart, Cat Sirot, Rouge passion, 32x30cm, resine peinte, 2018 (2)
  • galerie Barrou Planquart, Cat Sirot, Tendresse, 32x30cm, resine peinte, 2018
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Peintre et sculpteur, Cat Sirot, à la fois sensible et exigeante, nous convie dans son monde très intime, au fil du rêve, à fleur de peau. Tout a commencé par un baiser Hindou, tantrique et spirituel, qu’elle poursuit indéfiniment, dans le souci d’étirer le temps vers ce cycle, ou passé et futur se rejoignent en harmonie dans la pureté.
Puis, il y a cette poupée, qui depuis des années, apparait de manière récurrente dans ses tableaux et ses sculptures, comme un lieu de méditation sur nos origines et les différentes ethnies qui peuplent le monde. Nos racines, nos cultures, nos genèses, sont reliées par ce fil d’or, qui délimite l’emplacement de l’instant où tout pourrait basculer. Cat ne cesse de nous rappeler la préciosité et la richesse de nos différences. Cette métaphore ne serait pas tout simplement chez cette artiste en perpétuelle réflexion, l’AMOUR ?
La cerise, (Cherry) est une allégorie de la parole, qui évoque le cycle de la vie focalisé par le cœur. Les cerisiers en fleurs, cette cerise qui chaque printemps réapparait malgré des climats souvent chaotiques, c’est un signe positif, pour ne jamais cesser de croire à des jours meilleurs.
La peinture, extrêmement précise dans la réalisation technique autant que plastique, demeure un mystère. Cette peau tellement tactile, cette poupée à l’aspect charnel, cette évocation liquide quasi matricielle, ces regards troublants, qui scrutent un horizon intérieur sans fin, cette étrange lumière venue de l’âme même du tableau, sont autant de questionnement, qui jamais ne laissent indifférents.
Parfois, un paysage en phase de séchage, s’impose sur un mur d’atelier. Sublime allégorie de la pensée horizontale, sur fond d’émotion pure.
Cat m’explique qu’elle s’autorise parfois des «pauses paysages», comme une sorte de recul sur un travail, afin de reprendre un peu ses esprits, avant de retrouver le cours de ses réflexions. Sauf que ces grandes planéités profondes et très structurées, sont aussi de véritables chefs d’œuvres.
En matière de sculpture, elle atteint une perfection telle, que si l’œuvre n’était pas à ce point habitée d’intériorité, nous pourrions nous trouver décontenancé tant le travail est lisse, pur, presque irrationnel. Une technique tellement aboutie, comme survenue d’un monde intime, d’un ailleurs retrouvé dans une quête de résilience universelle.
Ailleurs, c’est peut-être dans cette phase ou chimie et alchimie se rejoignent, lorsqu’elle aborde cette discipline très mystérieuse de la lumière alternée (diurne-nocturne), en composant des sculptures phospholuminescente, nées de formules mathématiques et autre algorithmes savants, trouvés devant l’ordinateur, dans le tumulte de son cerveau foisonnant.
Habitée à travers toute son œuvre par la bonté et l’éternité, elle cite Confucius : La joie est en tout, la beauté aussi, il faut juste savoir l’extraire. Mylène Vignon