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Anne Donzé et Vincent Chagnon

  • Espace I, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre, pièce unique
    Espace I, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre, pièce unique
  • Espace 1, Espace, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre, pièce unique
    Espace 1, Espace, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre, pièce unique
  • Espace II, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
    Espace II, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
  • Espace II, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
    Espace II, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
  • Espace II, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
    Espace II, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
  • Espace III, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
    Espace III, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
  • Espace III, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
    Espace III, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
  • Espace III, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
    Espace III, 25 cm de diamêtre, verre souflé et pâte de verre dorée à l'or fin, pièce unique
  • Pianiste, verre souflé et pâte de verre, 20x20x20cm, pièce unique
    Pianiste, verre souflé et pâte de verre, 20x20x20cm, pièce unique
  • saxophoniste, 20x20x20xm, verre et cristal, pièce unique
    saxophoniste, 20x20x20xm, verre et cristal, pièce unique

En 2010, Anne Donzé et Vincent Chagnon se rencontrent et en plus de leurs travaux personnels, ils créent alors leurs premières pièces communes. Originaires de deux continents, de France et du Québec, Anne et Vincent enrichissent leurs expériences des deux côtés de l’ Atlantique.
Finalistes du glassprize organisé par l’ESGAA en 2011, leurs premières collaborations ont été acquises par le musée / centre d’art du verre de Carmaux.
Durant deux années consécutives, le Musée/Centre d’Art du Verre de Carmaux les a accueillis en résidence d’artiste où ils ont poussé leur travail et leur collaboration.
En 2013, ils gagnent le prix jeunes créateurs des ateliers d’art de France.
En 2014, Anne et Vincent sont lauréats du prix l’oeuvre de la fondation ateliers d’art de France.
En 2015, ils ont réalisé l’oeuvre «square» à Montréal, fruit de la bourse du Conseil des Arts et Lettres du Québec.
En 2016, ils obtiennent une bourse de la Fondation d’entreprise de la Banque Populaire sous le volet de la création et du développement et sont lauréats de la Fondation E.Y.
En 2017, le Glazenhuis de Lommel en Belgique les accueille en résidence d’artiste.
Ces nombreuses expériences leur ont donné une vision internationale sur l’approche du matériau verre.

DEMARCHE ARTISTIQUE

Leur désir de créer et de travailler en collaboration s’est développé au cours de leurs différents partenariats. Leurs intérêts et bagages culturels distincts les ont amenés à une démarche artistique commune tournée vers «l’autre», le voyage et le jeu.
Leurs sculptures ont une histoire. Ils sculptent des éléments en pâte de verre qu’ils assemblent avec du verre soufflé. Enfermés, pris au piège par leur souffle, ce mélange de techniques forme un tout, de l`installation à la saynète.
Le fil conducteur du travail est l’enfermement, une notion qui permet de saisir une histoire et de la catalyser à la façon d’un photographe qui capture un instant par son cliché, sortir un fait de son contexte d’origine pour le mettre dans un contexte interprété. Immortaliser une expérience de vie.
De la narration à la figuration, les sculptures évoquent l’enfermement aussi bien au sens de la sphère privée, de l’intimité qu’au sens consumériste de la société mercantile.
Le verre permet d’aborder la notion d’enfermement par le biais de la transparence qui sollicite le regard. Ils enferment pour mieux montrer, pour mettre en scène, créant ainsi une forme d’exhibition et donc de voyeurisme au travers des réalisations.
Le verre est vu comme un écrin, qui fige le temps. Les personnages se retrouvent enfermés dans des bulles de verre, dans des cases en verre comme la société dans laquelle ils évoluent. La paroi de verre est protectrice mais également destructrice comme les écrans qui envahissent notre quotidien. Ces écrans à travers lesquels nous percevons et interprétons la réalité. On s’y exhibe, on devient voyeurs, on renvoit une image surfaîte de soi-même et de ses modèles inaccessibles.
Le fait de jouer est lié à leur protocole de travail. Comme dans un petit théâtre, ils concoivent le décor. Ils jouent avec le côté technique du travail du verre mais également avec les mots qu’ils aiment associer aux œuvres, renforçant le côté ludique et narratif des pièces. Chaque sculpture faisant écho à des situations qui peuvent être communes à chacun. Le spectateur est invité à participer, à jouer, en associant le titre de l’oeuvre à sa composition.

La reproduction d’objets manufacturés en verre, issus du quotidien et familiers, interroge l’image que l’on s’en fait par une altération des formes et des aspects d’origine.
Nos collaborations nous poussent à sortir du cocon rassurant de la technique et donc en briser le moule. La technique au service de l’idée, et non pas l’idée contrainte par la technique.
La notion d’objet d’usage ou de décor est naturellement et historiquement associé au métier de souffleur de verre. Nous nous interrogeons sur ces techniques artisanales complexes, d’un autre âge en confectionnant des emballages de verre dans un monde où l’emballage n’est pas qu’une utilité mais un symbole.
Le verre est vu comme un écrin et une parenthèse engagée politiquement. Le verre nous permet de figer le temps dans un monde qui court et gaspille.

Il apparaît de façon récurrente dans leurs travaux la question de la dualité, de l’opposition, de la complémentarité, de l’équilibre… entre l’homme et la femme, entre le vide et le plein, le couple… Cette dualité est indissociable de leur collaboration tout aussi bien pendant la création que la réalisation des pièces.
Ils parlent de l’enfermement comme d’une image qui revient, du positionnement de chacun dans nos sociétés, de notre rôle, des jeux de rôle.
L’enfermement est interprété comme une ouverture; c’est en regardant à travers soi, que l’on peut s’ouvrir au monde.